Help Save the Skyrian Horse

Help Save the Skyrian Horse

L'origine du projet

Help Save the Skyrian Horse est le premier projet lancé par l’association Bouillon de Poney. Le but ? Valoriser la race de Cheval de Skyros à travers l’équithérapie.

Pourquoi ce poney ?
Parce qu’avec seulement 250 spécimens au monde, la race de Cheval de Skyros est une espèce menacée qui risque fort de disparaître. Originaire de l’île grecque éponyme, le Cheval de Skyros ne manque pourtant pas de qualités : intelligent et doux, résistant et sociable au caractère égal.

Pourquoi l’équithérapie ?
En plein développement et de plus en plus reconnue, l’équithérapie représente un marché nouveau à la recherche de chevaux adaptés aux besoins des patients. Le Skyros, poney par sa taille mais cheval par ses allures et son mental offre une alternative encore inexistante, un animal petit et pourtant réactif, en quête constante d’interaction avec l’homme. En prouvant que le Skyros est adapté à l’équithérapie, nous créons une demande nouvelle, et donc une utilité nouvelle qui viendront aider sa protection et donc sa préservation.

Les avancées du projet
En mars 2014, trois membres de l’association Bouillon de Poney ont conduit un van jusqu’à Jedburgh, Ecosse, pour aller chercher Achille et Orion, deux hongres de deux ans. Ils ont été les premiers Skyros à s’installer en France. Au mois de juin, ils ont commencé doucement à être introduits dans différents programmes de travail, auprès de patients aux besoins variés. Cela nous a permis de nous faire une idée plus précise de l’étendue de leurs capacités.

Et maintenant : conservation ou protection ?

On nous demande souvent pourquoi les premiers Chevaux de Skyros que nous avons ramenés étaient deux hongres. Comme si notre premier reflexe aurait dû être de prendre un couple de reproducteur, pour faire naître des poulains ici en France. Mais pour quoi ? Pour qui ?

Lorsqu'on a réfléchi à ce projet, on a décidé de prendre les choses à l'envers. Ou plutôt à l'endroit. Pourquoi ?

Parce que seule la Grèce peut prétendre produire des Chevaux de Skyros. Ces chevaux sont ce qu'ils sont de par leur environnement, leur mode de vie, leur régime alimentaire. Bien sûr que la génétique entre en jeu et qu'ils partagent plus qu'un lieu de vie, mais ce lieu de vie a son importance. Nés chez nous, élevés à l'herbe grasse du Trièves, au confort des arbres touffus et des prairies sans fin, nos Chevaux de Skyros auront tôt fait d'évoluer et de perdre leur morphologie si caractéristique. Hors de question pour nous de voler ce travail aux éleveurs grecs, qui font ça à merveille et ce depuis des années. Sans Skyrian Horses, The Silva Project, Corfu-Τα Σκυριανα Αλογα της Κερκυρας, le Skyros Island Horse Trust (https://www.facebook.com/groups/skyrianhorse/) ou encore Mouries Farm - Skyrian Horse Conservation Centre, le Cheval de Skyros aurait probablement disparu depuis maintenant quelques décennies.

Face à ce constat, on a choisi de ne pas abandonner, et de faire les choses à notre échelle. On peut pas produire de Chevaux de Skyros sur la durée, mais on peut en parler. On peut raconter leur histoire, montrer leurs qualités, faire connaître ce cheval si précieux et si rare. Alors on est allés chercher Achille et Orion, deux hongres, pour les faire travailler auprès d'enfants ou de personnes en situation de handicap. Et ce travail a payé. Pour pouvoir aller un peu plus loin encore, on a fait venir le petit troupeau de deux juments et deux étalons qui nous a rejoint au printemps 2017, pas pour produire à tout va mais simplement pour répondre à la petite demande qui se crée en France, auprès de médiateurs, d'équithérapeutes, de particuliers touchés par le Cheval de Skyros.

En espérant qu'à terme, et tant pis si c'est à long terme, notre action ait un impact sur le travail fait en Grèce par les éleveurs locaux. Parce que la promotion et la reconnaissance du Cheval de Skyros en France et en Europe ne peut avoir que des retombées positives sur son pays d'origine et les éleveurs qui lui ont permis de survivre, qui lui permettent aujourd'hui de vivre.

Notre but n'a jamais été, et ne sera jamais, de sauver le Cheval de Skyros en faisant naître des poulains ici, chez nous.` Tout ce qu'on veut, au fond, c'est vous offrir la chance de tomber amoureux de ces chevaux si précieux, comme on a eu nous-même la chance de tomber amoureux lorsqu'on les a rencontrés.

On se propose de vous parler de ces merveilles, on vous propose de passer le mot. Et peut-être qu'un jour, quelqu'un décidera de sauter dans un avion pour rencontrer le Cheval de Skyros sur son île natale. Alors ce jour-là, on aura tout gagné. Soutenir ce projet