19 Octobre 2014

Quelques nouvelles d’Orion

Nous vous avions déjà parlé d’Orion qui devait partir pour Grenoble en septembre. Il a donc rejoint Julie Cessieux qui fait de la médiation animale en soutien scolaire avec l’association « Le Poney Instituteur ».

Bouillon de Poney



Le Poney Instituteur est basé à Veurey-Voroize. Cette association se compose de six bénévoles passionnés par les animaux et par l’enseignement auprès des enfants et des adolescents.

La médiation animale en soutien scolaire consiste à faire participer l’enfant dans l’éducation de l’animal afin qu’il observe comment le poney, le cheval et le chien apprennent puis réflechisse à ses propres apprentissages.

Anne : Quelle importance a le poney auprès des enfants en difficulté ?
Julie : Le poney attire l’enfant par sa taille (plus grand que lui), par sa chaleur, son pelage doux et par le simple fait qu’il soit vivant. L’enfant est motivé pour travailler avec le poney, bien plus qu’à l’école.
Le fait que le poney soit vivant et imposant par la taille signifie qu’il peut y avoir un certain danger. Il y a donc des règles à respecter, qu’on essaie de comprendre, comme les règles qu’il y a à l’école ou à la maison. Comprendre les règles nous aide à les respecter.
De plus, le poney, par sa douceur, sa chaleur, sa sensibilité, calme l’enfant. Nous travaillons beaucoup sur les sensations et les enfants apprennent petit à petit à se calmer, à se détendre. Ils montent sur le poney, le pas les berce. Les yeux fermés, ils apprennent à avoir confiance, en eux et en la personne qui conduit le poney.
Enfin, le poney ne juge pas. Il ressent juste les choses. Et il ne peut ni mentir, ni dissimuler ses émotions. On apprend à le comprendre, à le respecter, et par là on apprend à respecter les autres humains.

Julie, c’est toi qui nous a contacté pour travailler avec un poney Skyros, pourquoi ce poney?
Je trouve plaisante l’idée d’associer deux combats semblables. Sauver un poney de la disparition et aider des enfants à trouver leur place dans la société.
De plus, travailler avec son propre poney pour l’association présente un plus non négligeable, car on connait exactement le poney, ce qu’il a vécut, ce qu’il sait faire. On n’est plus dépendant de la location ou du prêt de poney, totalement aléatoire.

Orion est encore jeune, quel est ton programme avec lui ?
Pour le moment, Orion continu d’apprendre à vivre au milieu des autres, chevaux et humains. Il apprend à marcher en longe, au milieu des voitures et de la ville, mais aussi de la campagne. Il apprend à n’avoir peur de rien. Et petit à petit, je vais le débourrer, à la monte et à l’attelage. Pour le moment, il tourne en longe au pas et au trot, et répond aux ordres vocaux. Bientôt se sera la mise du filet et du harnais, ainsi que le travail aux longues rênes.

Orion est arrivé chez toi le 27 août, bien que cela soit encore assez récent, peux tu nous décrire en quelques mots ce que tu penses de lui, comment s’est passée son arrivée et ce que vous avez commencé à construire ensemble ?
Orion est un super petit cheval. Il est très attachant, accourt quand j’arrive au parc, vient me faire plein de léchouille. Il sont devenus amis avec Panach, le hongre qui est dans le parc avec lui. Mais il a appris à rester tranquille, seul, quand Panach part travailler.
Julie a l’air très contente de notre petit Orion, et nous on est très contentes qu’il s’épanouisse comme ça. Et pour le plaisir, on a même eu droit à quelques photos du monstre !

Anne